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Protection des élèves contre les abus sexuels au Bénin

Le rapport de l’étude sur les effets de la CBP et d’autres initiatives est validé

La salle de conférence de la tour administrative du ministère des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle (MESTFP) a servi de cadre ce mercredi 13 avril 2022 aux travaux de l’atelier de validation du rapport de l’étude sur les effets de la Charte de Bonnes Pratiques (CBP) et d’autres initiatives de protection des élèves contre les abus sexuels au Bénin. Organisé par le CIPCRE-Bénin en collaboration avec le ministère des enseignements maternel et primaire (MEMP) et celui en charge de l’enseignement secondaire, l’atelier a réuni le Directeur Adjoint de Cabinet du MESTFP, l’Assistant du Directeur de Cabinet du MEMP, des directeurs techniques des ministères (DEP/MEMP, DGAS/MASM, etc.), les Organisations de la société civile de protection des enfants, des chefs d’établissements scolaires, des représentants des élèves, les cadres du CIPCRE-Bénin et le cabinet INACES

 

Vue partielle de la salle

Une charte révisée pour plus d’efficacité : c’est le vœu des acteurs présents à l’atelier de validation du rapport sur les effets de ladite charte. Emerveillés par les résultats présentés à cet atelier initié par le Cercle international pour la Promotion de la CREation (CIPCRE-Bénin), ils ont exprimé leur satisfécit. « Si cette charte n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer ; il faut maintenir le cap et envisager des mécanismes pour renforcer son application afin que désormais la scolarisation des élèves filles soient sécurisée » affirme Justin HOUADJETO, Assistant du Directeur de Cabinet du Ministre des enseignements maternel et primaire

 Au nombre des initiatives prises pour lutter contre les abus sexuels figure en bonne place la Charte de Bonnes Pratiques instituée par arrêtés ministériels en date du 17 décembre 2015 pour l’enseignement secondaire et en date du 21 décembre 2016 pour l’enseignement primaire. Il s’agit, pour Denga SAHGUI, Directeur Adjoint de Cabinet du Ministre en charge de l’enseignement secondaire, d’une convention locale où s’engagent les six parties de chaque établissement scolaire : Administration, enseignants, élèves, personnel d’appui, parents d’élèves, vendeuses/vendeurs. Outre la Charte, l’étude a permis de recenser une dizaine d’initiatives dont notamment ‘’La Brigade Scolaire de lutte contre la consommation des stupéfiants et les violences’’ (instituée par note circulaire du MESTFP) ; ‘’Zéro Grossesse en milieu scolaire’’ (ZEGROMIS, initiée par Mme la Préfète de l’Atacora et soutenue par Plan International Bénin).

 

De la gauche à la droite Messieurs Sahgui DENGA, DAC du MESTFP et Elidja ZOSSOU, DN du CIPCRE-Bénin

Après le lancement de sa généralisation en 2017 sur toute l’étendue du territoire national, des résultats probants ont été notés en termes de diminution des cas d’abus sexuels dans les établissements ayant adopté la Charte. Et l’étude commanditée sur les effets de cette charte et d’autres initiatives sur la période de 2011 à 2020 fournit encore des données scientifiques. Les résultats présentés ont fait l’objet de débats et de travaux de groupes pour aboutir à des perspectives. Beaucoup plaident pour une approche systématique de l’application de la charte pour les trois ordres de l’enseignement

  

Vue des participants en travaux de groupes

Pour Elidja ZOSSOU, Directeur National du CIPCRE-Bénin, les travaux ont permis d’identifier de nombreuses initiatives à prendre en compte dans le cadre de cette lutte. « Je retiens que la protection de nos enfants contre tout ce qui peut les distraire, les abus sexuels et autres violences, est une préoccupation partagée par tous les acteurs. Nous avons intérêt à tirer profit de tout ce qui marche dans les différentes initiatives pour les mettre dans une convergence pour plus d’efficacité » a-t-il souligné.

Dans la perspective d’une révision de la Charte, les participants ont axé leur argumentaire sur les comités de veille : la composition devrait intégrer des acteurs de la communauté, la structuration hiérarchique et le mode de fonctionnement devraient être précisés dans l’Arrêté ministériel. Par ailleurs, l’Atelier a relevé la nécessité de réfléchir à un mécanisme permettant de prendre chaque année l’engagement personnel de chaque acteur scolaire, car certains pourraient ne pas se sentir obligés par la signature de la CBP seulement par des représentants.

La cellule de communication du CIPCRE-Bénin