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CIPCRE-Bénin : 1993 – 2021 : 28 ans d’engagement pour un Bénin plus humain, sain et vert.

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C’est l’objectif d’une série d’ateliers qui ont réuni, les 14 et 15 décembre 2005.plus de 170 participants. Initiées par le CIPCRE-Bénin, ces rencontres avaient pour finalité de créer un environnement favorable à la valorisation et à l’épanouissement des femmes d’artisans.

Les séances d’animation avaient pour thème «Image dépréciative de la femme». Elles se sont déroulées, le 14 décembre avec des artisans et le jour d’après avec leurs épouses. Au total, 171 personnes ont pris part aux différentes séances dont 90 artisans et 81 femmes. Dans le déroulement de ces activités, la coordonnatrice de la Cellule Genre et Développement, du CIPCRE-Bénin, a présenté le contexte dans lequel l’activité est organisée : c’est la suite logique des résultats de l’enquête sur «les représentations collectives sur les femmes».

Les séances d’animation ont essentiellement porté sur les causes, conséquences et manifestations de la conception dévalorisante de la femme. Parmi les causes, les raisons culturelles et religieuses occupent une place de choix. Il y a une mauvaise tradition qui véhicule le message selon lequel «la femme est tirée des côtes de l’homme ou qu’elle est pécheresse».

Et cette image que les artisans se font de la femme n’est pas sans conséquences sur leurs attitudes et comportements vis-à-vis de celle-ci. Le complexe d’infériorité de la femme s’en trouve renforcé : dans un groupe constitué d’hommes et de femmes, la plupart de femmes sont réticentes et se laissent dominées par les hommes. La valorisation du garçon par rapport à la petite fille. On a tendance à corroborer la conception répandue en Afrique et qui consiste à penser qu’il n’y a pas de petit homme ou qu’une femme, quelque soit sa grandeur, vit à l’ombre d’un homme. Tout est mis en œuvre dans la plupart des cas pour qu’il en soit ainsi. Il y a également, parmi les conséquences, l’exclusion des femmes dans les processus de prise de décision.

Dans le cahier des propositions de solutions, les échanges préconisent, pour améliorer l’image et la perception de la femme en milieu paysan, une éducation mutuelle des deux partenaires ; la patience entre les conjoints ; le respect réciproque et l’implication des femmes dans les activités génératrices de revenus, pour une participation effective aux dépenses du foyer.

En définitive, l’animation a confirmé les résultats de l’enquête sur les représentations collectives des femmes dans le Sud-Est du Bénin. Il faut cependant remarquer que les femmes, malgré leur grande mobilisation, n’ont pas participé – qualitativement – au même niveau que les hommes. Dommage !