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CIPCRE-Bénin : 1993 – 2020 : 27 ans d’engagement pour un Bénin plus humain, sain et vert.

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CAPITALISATION DES EXPERIENCES DE LA CBP ET DE LA MIR AU BENIN
Le CIPCRE-Bénin monte au créneau

 Pour promouvoir la protection des enfants en général et des écoliers en particulier contre les abus sexuels, le CIPCRE-Bénin a développé six (06) années durant, deux stratégies innovantes que sont : la Mobilisation Inter-Religieuse (MIR) et la Charte de Bonnes Pratiques (CBP)dans les établissements scolaires du Bénin. C’est pour documenter les résultats/effets issus de la mise en œuvre de ces expériences, qu’il vient d’organiser un atelier de capitalisation.

            L’atelier de capitalisation qui s’est tenu au siège du CIPCRE-Bénin le jeudi 13 avril 2017 a rassemblé trente-six (36) participant(e)s. En plus de l’équipe du projet et des membres du CIPCRE-Bénin (personnes ressources), il a réuni des représentants de toutes les parties prenantes dans la mise en œuvre de chacune des expériences :

-       Le groupe des parties à la CBP était constitué d’élèves pairs éducateurs, de professeurs relais, de membres de l’administration scolaire, de parents d’élèves, de vendeuses d’établissement scolaire et d’agents de personnel de service.

-       Le groupe des acteurs de la MIR était composé de leaders religieux membres du comité restreint des MIR, des correspondants de communautés de foi (CCF), d’ombudsmans et des représentants de services déconcentrés de l’Etat (SDE).

Au cours des travaux, une note de capitalisation, issue d’un travail préalable d’entretien individuel sur le terrain avec quelques acteurs clés, et de synthèse, a été présentée pour chacune des expériences. A la suite de cette présentation, des amendements apportés par chaque catégorie d’acteurs concernent les réussites, les échecs, les bonnes pratiques et les leçons apprises, et qui se basent essentiellement sur leurs expériences propres, ont permis d’enrichir la note de capitalisation.

De l’analyse des résultats issus de cet atelier, il est à noter principalement que grâce à ces deux expériences, le verrou du tabou est sauté concernant le phénomène ; les parents, les enfants, et n’importe quels autres membres de la communauté et/ou du milieu scolaire peuvent en parler ; une prise de conscience générale qui se traduit par une forte mobilisation de tous les acteurs a permis d’accroitre les dénonciations et de réduire considérablement les cas d’abus sexuels sur les enfants dans la zone d’intervention du CIPCRE-Bénin ;les démarches de mise en œuvre de la CBP et de la MIR sont originales et leur expérimentation permet de tirer plusieurs leçons et de documenter de bonnes pratiques. Cependant, la systématisation et la mise à l’échelle de ces deux pratiques constituent encore un défi quant à leur efficacité.