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CIPCRE-Bénin : 1993 – 2021 : 28 ans d’engagement pour un Bénin plus humain, sain et vert.

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Le CIPCRE-Bénin promeut la gouvernance environnementale

Selon la Charte Nationale sur la gouvernance environnementale au Bénin (MEHU, 2004), la gouvernance environnementale est définie comme la recherche permanente de l’organisation institutionnelle pour une gestion environnementale efficace. Elle est basée sur une responsabilité commune mais différenciée des acteurs impliqués dans cette gestion et repose sur une dynamique constructive entre différents acteurs et sur la primauté du droit.

Principes

Dans cette logique, la gouvernance environnementale locale est un concept relatif à la gestion efficace de l’environnement par tous les acteurs d’une même communauté à la base. La gouvernance environnementale est axée sur huit principes fondamentaux : (1) la primauté du droit relatif à la démocratie et à la loi-cadre sur l’environnement ; (2) l’intégration de l’environnement dans les politiques sectorielles ; (3) la protection de l’environnement qui est un patrimoine national faisant partie du patrimoine commun de l’humanité ; (4) le principe de responsabilité partagée et de pollueur-payeur ; (5) le principe du développement durable ; (6) le principe de prévention et de précaution : les effets néfastes de toute intervention doivent être prévenus et anticipés en vue des actions idoines ; (7) le principe de la participation : les différents groupes sociaux doivent intervenir dans la formulation et l’exécution de la politique nationale en matière d’environnement ; (8) le principe de connaissance et d’information relatif à la surveillance continue de la qualité de l’environnement, la circulation de l’information, l’éducation relative à l’environnement, l’établissement des normes sur la qualité de l’environnement, le développement des capacités en environnement, etc.

Contexte et justification

La gouvernance environnementale locale se justifie depuis janvier 2003, date à laquelle la décentralisation est devenue une réalité au Bénin. La loi N° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des Communes en République du Bénin confère aux communes des compétences qui relèvent, entre autres, du développement local, de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme, des infrastructures, de l’environnement, de l’hygiène et de la salubrité. Dans ce cadre, la gouvernance environnementale locale est celle là où les communautés, les autorités communales ou locales et l’Etat s’unissent pour planifier et gérer leur milieu. Notons que cette forme de gouvernance est fondamentale aujourd’hui et doit intéresser tous les acteurs institutionnels ou non, soucieux du développement durable de leur localité. En effet, sur le plan environnemental, les Communes du Bénin sont légalement responsables depuis le début de l’ère de la décentralisation. Mais ces Communes rencontrent des difficultés à faire face aux principaux défis écologiques dont la gestion durable des ressources naturelles, notamment les ressources en eau, les ressources forestières, et des autres écosystèmes sensibles ; la gestion saine des déchets solides ménagers et l’assainissement du milieu ; l’aménagement du territoire pour maîtriser l’urbanisation et assurer le développement équilibré et durable de l’espace …

C'est dans ce contexte que, pour consolider ses interventions de plus d’une décennie, le CIPCRE-Bénin met en œuvre depuis 2007, le projet de Promotion de la gouvernance environnementale locale au Bénin (PROGEL).

 
Les communes font face à des défis écologiques tels que des écosystèmes humides en comblement (jacinthes d'eau à gauche) ou soumis à une intense activité génératrice de revenus (culture de Thalia à droite)

Objectifs

Le projet PROGEL vise à promouvoir l’écocitoyenneté active des populations et des responsables politiques en matière de gestion des écosystèmes humides, de l’aménagement du territoire et d’assainissement du milieu. Cet objectif global est décliné en quatre objectifs spécifiques : (1) appuyer les communes disposant d’écosystèmes humides à prendre en compte les préoccupations écologiques y afférentes dans leurs schémas directeurs d’aménagement de la commune (SDAC) ; (2) promouvoir et accompagner les initiatives d’exploitation durable des écosystèmes humides ; (3) appuyer les militants écologiques à se rendre visibles dans l’accroissement et l’intensification de leurs actions écologiques ; (4) contribuer à l’aménagement de l’espace scolaire à travers le plaidoyer pour l’institutionnalisation de l’idée de Plan d’aménagement de l’espace scolaire (PAMES)

Groupes cibles

Les groupes cibles de PROGEL sont multiples : les élus locaux (conseillers communaux/municipaux et chefs de quartiers/villages) ; les agents des services techniques des mairies ; les exploitants des écosystèmes humides : pêcheur/pisciculteurs, exploitants de palmier raphia, maraîcher, ‘’thaliaculteurs’’ ; les représentants des groupes constitués (associations de développement, responsables de cultes, organisations paysannes, groupements de femmes, de jeunes, sages/notables, etc.) ; les militant(e)s écologistes qui sont des personnes (individus ou groupes) déjà conscientes des enjeux et défis environnementaux et engagées dans des actions correctives ; les autorités ministérielles du secteur de l’éducation et leurs représentant(e)s au niveau déconcentré.

 
Un groupe de millitants écologistes (CPN Les Colatiers) dans une pépinière à la Commune d'Avrankou (Bénin)

Thématiques prioritaires

Le projet de Promotion de la gouvernance environnementale locale a priorisé selon les besoins de ses cibles trois thématiques : la gestion des écosystèmes humides ; l’aménagement du territoire et l’assainissement du milieu.

Stratégies d’intervention

Les stratégies d’intervention de PROGEL sont les suivantes : le plaidoyer ; l’appui-accompagnement ; la sensibilisation et la formation ; l’information, éducation et communication (IEC) ; la recherche-action ; le réseautage, le partenariat et la participation ; la mobilisation des ressources.

 
Appui - accompagnement de l'Association des tradipraticiens de la Commune de Bonou pour la conservation des espèces naturelles dans le jardin communal d'Achonsa.

Lire tout le rapport PROGEL